Accessoire pour chien
C'est l'erreur qui provoque le plus de retours dans ce rayon. Les mentions S, M, L et XL n'obéissent à aucune norme : chaque fabricant a sa grille, et un L chez une marque devient un M ou un XL chez la suivante. Le poids ne tranche pas davantage : deux chiens de douze kilos, un beagle trapu et un croisé longiligne, ne portent pas le même harnais.
Trois mesures règlent la question, prises sur le chien debout.
Reportez-les sur la grille du modèle précis, jamais sur une grille générale. Entre deux tailles, prenez la plus grande sur un harnais réglable, la plus petite sur un vêtement. Deux doigts doivent ensuite passer sans forcer entre la sangle et le poil.
Ces trois mots circulent comme des synonymes. Ils recouvrent trois usages distincts, et le choix dépend du comportement en laisse.
Le collier est avant tout le support de la médaille et de vos coordonnées. Sur un chien qui marche laisse détendue, il suffit. Sur un chien qui tire, la force se concentre sur la trachée, un vrai problème chez les petites races et les museaux écrasés.
Le harnais de confort, dont l'anneau se trouve sur le dos, reporte la traction sur le poitrail. Il protège le cou mais ne la réduit pas, il l'encourage même un peu : un point d'attache dorsal reproduit le montage d'un attelage, et le chien qui sent une résistance derrière lui pousse davantage. C'est d'ailleurs l'effet recherché en canicross.
Le harnais anti-traction se reconnaît à un second anneau, au milieu du poitrail : quand le chien accélère, la laisse le fait pivoter vers vous. Le contrôle est immédiat, mais l'outil accompagne un travail d'éducation, il ne le remplace pas. Fuyez les sangles fines qui se resserrent sous les aisselles, elles agissent par l'inconfort.
Quatre profils sortent des standards.
Les chiens au museau écrasé, bouledogues, carlins, boxers, cumulent poitrine large, cou épais et voies respiratoires étroites. Le harnais y est le choix par défaut, à condition que l'encolure passe sur un cou aussi large que leur tête. Sensibles à la chaleur, ils ne portent un manteau que par vrai froid.
Les lévriers ont un crâne plus étroit que le cou : un collier classique leur glisse par dessus les oreilles au premier mouvement de recul. D'où les colliers larges dits martingale, qui se resserrent légèrement sans étrangler. Poitrine profonde et taille de guêpe rendent en outre les grilles standard inutilisables.
Les chiens à dos long, teckels en tête, ne devraient jamais être tractés par le cou : le harnais relève ici de la protection du dos.
Les chiens à poil long souffrent des frottements. Une sangle mal matelassée forme en quelques sorties des nœuds sous les aisselles, qui finissent par tirer sur la peau. Inspectez ces zones et préférez les sangles larges et doublées.
Aucun texte ne cite le chien nommément, d'où la confusion. Le code de la route impose en revanche au conducteur de rester en état d'exécuter commodément et sans délai toutes les manœuvres qui lui incombent. Un animal libre dans l'habitacle entre dans ce cadre : c'est sur ce fondement qu'intervient la verbalisation, au titre d'une contravention de quatrième classe assortie d'un retrait de points.
La sécurité pèse plus lourd encore : lors d'un choc, un animal non retenu se comporte comme un projectile. Trois montages existent, et ils n'apportent pas la même chose.
Le premier critère est la résistance, et la référence est votre ongle. Un jouet dans lequel il s'enfonce sans effort ne tiendra pas dix minutes face à un chien qui déchiquette. À l'autre extrême, un objet qui ne se raye ni ne fléchit est trop dur pour l'émail : bois de cerf, os et cornes appartiennent à cette famille, et les fractures de dent qu'ils provoquent sont un motif de consultation classique. Le bon compromis tient dans les caoutchoucs denses mais élastiques.
L'encombrement se règle en une phrase : un jouet doit être trop gros pour passer derrière les molaires. Une balle qui entre entièrement dans la gueule devient un risque d'étouffement, ce qui vaut aussi pour les balles de tennis avec les grands gabarits.
Dernier réflexe : dès qu'un morceau se détache, l'objet part à la poubelle. La plupart des ingestions viennent d'un jouet devenu vieux, pas d'un jouet mal choisi. Les modèles creux à garnir occupent longtemps, à condition de déduire la garniture de la ration du jour.
Cette catégorie mélange des accessoires et des produits qui touchent à la santé, et les deux n'obéissent pas à la même logique d'achat. Pipettes, sprays et comprimés antiparasitaires, compléments digestifs, aliments spécifiques : le choix de la molécule, la fréquence et le dosage se décident avec votre vétérinaire, au vu du poids réel, de l'âge et de l'état de santé du chien. Aucune fiche produit, y compris les nôtres, ne remplace cet avis.
Deux précautions relèvent de la sécurité, pas du conseil thérapeutique. Un produit formulé pour le chien ne s'applique jamais sur un chat, certaines substances lui étant toxiques, y compris par contact avec un chien fraîchement traité. Et les tranches de poids imprimées sur les boîtes conditionnent la dose, ce qui suppose une pesée récente.
Sur l'hygiène courante, la marge est plus large : un shampooing sec dépanne entre deux bains, une brosse adaptée au poil fait davantage pour le pelage que n'importe quel produit, et les bâtonnets dentaires limitent la plaque sans remplacer le brossage.
Un bon cadeau pour un maître et un bon achat pour un chien ne sont pas la même chose. Tout ce qui se porte suppose des mesures : harnais, manteau, muselière, sac de transport. Les offrir sans connaître le tour de poitrine relève du pari : demandez les mesures à l'avance, ou conservez la preuve d'achat.
Les valeurs sûres sont du côté de ce qui ne se dimensionne pas : un jouet à garnir, une brosse, une friandise à mâcher, un livre illustré pour un enfant, un calendrier de l'avent canin. Un lit orthopédique fait un beau cadeau, à condition d'avoir mesuré le chien allongé de tout son long, et non roulé en boule.
Trois familles ne s'offrent pas. La muselière, soit obligation légale pour les chiens des deux catégories définies par la loi, soit outil d'habituation qui demande un apprentissage progressif. Les colliers de dressage à stimulation, dont l'usage se discute avec un éducateur canin. Les articles funéraires enfin, urnes et plaques gravées, qui se choisissent par la personne endeuillée, jamais à sa place.
Deux doigts passent sous chaque sangle sans forcer, les épaules avancent librement, rien ne remonte contre les aisselles ni sous la gorge. Un harnais qui pivote pendant la marche est trop grand.
Non. Il se justifie chez les chiens à poil ras, les petits gabarits, les chiens âgés et les tondus, beaucoup moins chez les races à sous-poil dense. Vérifiez l'ouverture prévue pour le harnais, faute de quoi il faut choisir entre le vêtement et l'attache.
L'enrouleur maintient une tension permanente, à rebours de la marche en laisse détendue, et son câble fin blesse la main en cas de saisie. Une laisse fixe reste préférable en ville. Quant à la laisse double, elle suppose deux chiens de gabarit et d'allure comparables, faute de quoi chaque à-coup du premier est transmis au second.